Celui là c'est à proprement parler mon premier OS, donc je sais qu'il n'est pas parfait, et il faut être passient pour le lire car il fait quand même 20 pages (sur word). ATTENTION ce OS est CITRONNE!!
Bonne lecture ;)
_______________________________________________________________________________________
1ère PARTIE
[POV Bill]
Ce mec, je-le-hais, mais à un point plus qu'inimaginable. Non mais regardez le se pavaner devant une bande de pétasses aguicheuses, leur faisant des sourires par-ci par-là, sans oublier sons regard qualifié de ravageur ! Le pire c'est quand il s'approche de moi, et je vous le donne dans le mile, c'est ce qu'il fait, et qu'il m'insulte de tapette comme à son habitude.
_ Hum, alors tapette, je t'ai manqué ?
_ Mais tu ne peux pas savoir à quel point.
Je lui souris, j'adore rentré dans son jeu, mais ce que j'aime le plus faire c'est le ridiculiser...
_ Oh fait, je suis désolé j'ai pas pu venir à ton rendez-vous hier. Un autre meilleur coup._ Ah bah merde, moi qui voulais bastonner !
DRIIIING, la sonnerie, j'ai beau dire, j'aime le début des cours, surtout quand je pars en vrilles avec Tom. Je rentre dans la salle, salut mon prof de maths et vais m'asseoir à ma place, au fond comme d'habitude. Je suis très vite rejoint par Angéline, ma meilleur amie, mon double en quelque sorte.
_ Hey Billou !
Ah y'a pas à dire, elle tiendra toujours la palme des surnoms pourris, j'ai souvent le droit à mon p'tit lion chéri à cause de ma coupe spéciale soirée, genre les cheveux bien relevé et comme à la base j'ai une belle tignasse longue, je vous laisse imaginer le reste...
_ Hey Angel, ça va ?
_ Bah je pète la forme, tu sais bien que les maths et moi c'est l'amour fou !
_ Angéline, assieds-toi, ne commence pas dès le début du cours.
Et voilà l'autre qui se la ramène, ok on n'est pas du genre « je me fais tout petit et j'écoute bien en classe » mais de là à casser ma petite Angel... Franchement...
_ Il en va de même pour vous Bill.
_ Mais monsieur tutoyez-moi, vous le faites si bien d'habitude.
_ Bien, le proviseur se fera un plaisir de te tutoyer.
_ Ca va, je vous disais juste ça comme ça.
Non mais voilà le grand problème des profs, ils prennent la mouche à la première remarque. Angel doit penser pareil, vu son petit sourire en coin.
Ellipse.
Me voilà enfin à la maison, je me suis contenu d'étrangler Tom à la sortie du lycée, je n'ai pas envie d'abîmer mon corps de rêve et ainsi bousiller ma petite carrière de mannequina, juste par la faute de Monsieur Trümper.
_ Maman ! Je suis rentré !
J'avance, ce n'est pas normal, ma mère répond toujours présente quand je l'appelle. Remarque ça ne me déplairais pas de me retrouver tout seul ce soir... Je pourrais inviter un copain sans que ma mère de crie dessus.
Mes yeux s'écarquillèrent, ma mère ? Avec un Homme ? Ok je vous précise quand même que mes parents sont divorcés depuis que je suis tout petit, et je n'ai gardé aucun souvenir de cette époque.
_ Maman ?
Elle se retourne, arrêtant d'embrasser l'intrus.
_ Mon chéri !
_ Tu ne me présentes pas ?
Je dis ça sur un ton légèrement désagréable, en même temps je n'ai pas envie de l'être...
_ Si, bien sûr. Bill voici Gordon. Gordon voici Bill, mon fils.
_ Gordon...
_Bonjour Bill.
Je réfléchis... Hum... Non ça ne me dit pas de l'avoir comme beau père, maman changes-en.
_ Ok... Je vais dans ma chambre. Je pourrais te parler tout à l'heure maman ?
_ Oui, je viendrais te voir quand Gordon sera parti mon ange.
Ais-je dit qu'Angel détenait la palme des pires surnoms ? Non mais ne faites pas attention à ce que je dis. La moitié n'est pas sensée ! Bref, je montre dans ma chambre. Ma chambre, lieux de tous les désirs ; musique, repos, sex. Là où j'aime me laisser emporter par la luxure... Lieu de débauche totale... Bref le paradis, hormis le fait que je dois faire y mes devoirs, eh oui ce n'est pas parce que je n'écoute pas en classe que je ne fais pas mes devoirs pour autant ! Merde mon portable vibre !
_ Allo ?
_ Bill ! Je suis en bas de chez toi, viens m'ouvrir s'il te plait.
_ Oui moi aussi je suis content de t'entendre...
Non mais je vous jure, les gens comme ça je les bafferais, seulement ce gars est divin... C'est une bombe sexuelle terrible, loin d'être aussi canon que moi, mais super beau quand même.
_ Désolé chéri.
_ Ne m'appelles plus comme ça !
_ Oui désolé, j'ai tendance à oublier que tu ne fais que coucher avec moi...
_ Bon écoute on en a déjà parlé, je ne suis pas prêt, alors s'il te plait n'insistes pas.
_ Seulement si tu viens m'ouvrir.
_ Ok mais je te préviens tout de suite, ma mère est là et qui plus est elle n'est pas seule.
_ Ok.
_ J'arrive.
Je raccroche, il n'est pas du genre à sonner, il n'aime pas tomber sur ma mère, je ne sais pas pour qu'elle raison, mais je ne cherche pas à le comprendre, entre nous tout est sexuel.
J'ouvre la porte et le vois me surplombant, il est légèrement plus grand que moi, et plonge mes yeux dans ses yeux verts. Il se penche pour m'embrasser, je le laisse faire, je devine simplement le fond de ses pensées. Il me reproche de ne le considéré comme un plan cul, mais de son côté il ne se retient pas pour venir assouvir ses pulsions.
_ On va dans ma chambre.
Ma mère ainsi que Gordon nous regarde monter les escaliers. Ma mère n'aime pas que je me donne à ce genre de jeux quand elle est là, mais je suis jeune j'en ai besoin, et je pense qu'elle aussi...
_ Bill... Tu m'as manqué
Je lui souris, je suis peut-être pas prêt à retomber amoureux, mais les petits soins de ce genre qu'il m'offre, me rappelle qu'on peut encore s'attacher à moi, et ça me réchauffe quelque peu le c½ur. Je me mords la lèvre inférieure en lui jetant un regard plus que pervers, oui j'ai envie de lui, d'être en lui, jouir en lui, l'entendre gémir à mes moindres mouvements.
Il m'agrippe les fesses en m'attirant vers lui, il pose ses lèvres sur les miennes, m'embrasse sauvagement et je le lui rends bien. Sa langue est douce et experte, elle me caresse les moindres recoins de ma bouche, et vient jouer avec mon piercing. Ses mains sur mes fesses, me les malaxant d'une façon tellement osée, j'ne sens une érection prendre forme dans mon caleçon.
Il sépare nos lèvres et plonge son regard sombre dans le mien.
_ Putain j'ai envie de toi !
J'éclate de rire, et en voyant son regard, bien que perdu, plein de désir pour moi, je me recolle à lui en offrant mon cou à sa bouche. Il ne tarda pas à m'y faire des suçons, je n'aime pas vraiment qu'on marque son territoire sur moi, mais... C'est tellement excitant... Ses mains passent en dessous de mon t-shirt en m'arrachant quelques frissons, pendant qu'il me l'enlève, il s'occupe de ses chaussures et ses chaussettes. Je vous avoue que ce n'est pas une vision très excitante, mais quand ses mains quittent mon corps pour se libérer de son sous-pull, le sex-appeal de son corps reprend le dessus haut la main. Son érection plus que voyante, l'est davantage maintenant que son pantalon a prit le large vers le reste de ses affaires, ne laissant que son caleçon pour mouler cette preuve de désir. Je ne tarde pas à me retrouver en caleçon, moi aussi, et le déroulement précipité des choses fait que je suis allongé sur Johan pressant mon érection sur sa cuisse. Il passe sa main dans mon boxer pour caresser l'entrée de mon intimité, je le regarde les yeux plein d'incompréhension, je ne veux pas qu'il entre en moi, ah ça non !! Je me recule subitement et m'assis sur le bord du lit.
_ Je suis désolé
Bien, qu'il y soit, désolé.
_ Tu le savais pourtant.
_ Mais qu'est ce que j'y peux ! J'en ai marre de devoir ne faire que coucher avec toi, ne pas pourvoir te faire l'amour, de plus je n'ai même pas le droit de te dire que je t'aime ! MERDE !
Je me lève allume une cigarette et m'assit sur le bord de la fenêtre après l'avoir ouverte.
_ Tu ne veux vraiment pas me dire pourquoi je dois subir tout ça ?
Je relâche la fumée emprisonnée dans mes poumons avant de mettre l'ongle de mon pouce dans la bouche en posant mon coude sur mon genou.
_ Je n'ai rien à te dire. C'est comme ça et pas autrement. Maintenant si tu veux arrêter, et bien soit, il n'en tient qu'à toi.
Je regarde l'horizon, combien de fois l'ais-je regardé, pensif, perdu, malheureux ? Je n'attends pas spécialement sa réponse, de toutes façons je sais ce qu'il va me répondre.
Il soupir, je le sens, il va se lâcher, me sortir une fois de plus tout ce qu'il pense de moi, et pour finir il me dira qu'il ne peut pas arrêter.
_ Bill... T'es beaucoup plus important pour moi que je ne le suis pour toi. Mais c'est trop espérer qu'on jour tu te confies ? Que tu me donnes un bout de toi ?
Je ne réponds pas, ce n'est pas le genre de questions qui exigent des réponses, et même s'il elles en exigeaient je n'y aurais pas répondu non plus.
_ Je sais pertinemment qu'on ne peut plus continuer comme ça, mais... Même si ça me détruit, j'ai envie de profiter du maximum jusqu'au jour où peut-être tu accepteras mon amour.
Je ne supporte pas le côté fleur bleu des garçons, ce n'est pas pour rien que je suis devenu gay. C'est moi, et moi seul, qui ais le droit de la jouer romantique-amoureux transit. Seulement je me suis perdu, je ne me reconnais plus... J'aspire une dernière bouffé de ma cigarette avant de l'écrasé dans un cendrier. Je me rapproche de Jo et lui crache la fumée près de ses narines en le regardant droit dans les yeux. Je sais me faire provoquant et impulsif, il suffit d'un peu de confiance en soit.
_ Ecoutes, j'ai pas envie de parler, alors si tu n'est pas apte à m'accueillir, tu peux partir.
Affirmation inutile, mais essentielle pour montrer mon besoin de sex. Je souris, comme j'aime tant le faire, et enlève mon caleçon sensuellement ne le quittant pas une seconde des yeux. Une fois fini de m'occuper de moi, je m'occupe de lui, lui arrachant presque le bout de tissu qui me sépare de sa virilité tendue.
_ Bill... Suce... Suce-moi...
Je lui fais non de la tête, mais je n'ai pas l'air très convainquant, et à quoi bon refuser ? Je finirais bien par me servir de lui comme une sucette Choupa-Choups, alors je le prends en bouche et son regard part en vrilles, il souffla longuement pour se calmer. Il le sait, la condition de nos ébats quand ma mère est là, est de ne pas faire le moindre bruit.
_ Hum... Bill t'es tellement doué ma parole...
Je le regarde droit dans les yeux en malaxant intensément son périnée, à partir de ce moment là, il ne peut plus parler au risque de crier son plaisir, et s'il ne veut pas que je le morde, il a intérêt à contenir ses cris. Ok je conçois qu'il puisse gémir, je suis un pro de la fellation, impossible de rester impassible à mes petits soins, mais pas au-delà !
Je passe mon piercing sur son gland, et ses mains s'agrippent à mes draps noirs, avant d'exercer une pression autour de son sex gonflé. Encore quelques va-et-vient et ma langue s'égard sur son intimité. Je sens qu'il tâtonne le lit avant de trouver le lubrifiant dans la table de nuit. Il me tend le tube semblable à un tube de dentifrice, et j'applique la substance sur mes doigts manucurés. Son regard se fit suppliant, mais je n'y peux rien, j'aime faire languir mes amants, sûrement que je suis un peux sadique sur les bords...
J'introduits un doigt, puis un deuxième, dans son intimité, de toutes manières il a l'habitude d'être sodomisé. Son ventre se contracte sous mes mouvements experts, et ses cuisses se relevèrent d'un coup suite à une pression importante sur sa prostate. Mon mouvement se réitère jusqu'à ce que je décide de m'arrêter subitement, quand je dis que je suis sadique...
Et sous son regard ébahi, je me masturbe lentement, à genoux en face de lui, fixant ses pupilles dilatées. Il se relève sur ses coudes pour m'admirer encore plus, pendant que moi j'aspire ma lèvre inférieure dans ma bouche, signe de plaisir.
_ Bill... Viens... !
Je souris avant de basculer ma tête en arrière en donnant des coups de bassins sur ma main qui s'active sur ma virilité brûlante. Je gémis faisant attention de ne pas faire trop de bruit. Je n'aime pas crier mon plaisir, si je le fais maintenant c'est pour énerver encore plus Johan, qu'il me désir encore plus, si c'est possible.
Il me supplie, vous ne pouvez pas savoir ce que ça me fait... Mon excitation monte en flèche au point de ne plus pouvoir me contrôler, j'arrête mon petit jeu et impose mes règles.
_ Retourne-toi.
Il me regarde mi-excité mi-déçu, je sais qu'il aime me voir atteindre le 7ème ciel, mais moi j'apprécie particulièrement voir mouvoir son dos plus ou moins violemment selon mes coups de reins.
Il se retourne écartant une de ses cuisse en la mettant en équerre, il est très sexy, son postérieur plus que bandant et accueillant. Je n'attends pas une seconde de plus et prend le lubrifiant avant de lui en verser à son entrée, je me rapproche félinement, calle mes mains de chaque côté de ses bras. Mon gland caresse sensuellement son intimité, il est plus que prêt je vois que son anneau s'élargit, alors sans hésiter je m'introduis délicatement en lui ne le pénétrant qu'à moitié avant de me retirer et le re-pénétrer. Mes genoux me servent d'appuis, je peux ainsi commencer à jouer, je m'enfonce plus profondément avant d'atteindre la limite autorisé par son corps. Mes gestes restent doux et tendre, je n'aime pas prendre les gens brusquement et me finir en deux en trois mouvements, non moi j'aime prendre mon temps sentir une tension monter en moi, la faire durer puis m'en libérer par un orgasme plus que mérité. Ses omoplates meuvent lentement sous sa peau légèrement halée, et le bas de son dos se courbe en suivant mon rythme lent. Son bras cherche à me caresser le dos, il y parvient, et pendant que j'applique mes va-et-vient, ses doigts m'effleurent et parfois cherchent à me griffer sans mal.
Il soupir, je sens que sa prostate chauffe, j'attends encore un peu, passe plusieurs fois dessus sans insister. Je me rapproche de son cou, sans m'arrêter, puis laisse des sillons humides et chauds partout sur mon chemin. Mes mouvements deviennent des déhanchements circulaires et sans prévenir je tape un bon coup dans sa prostate. Il crie. Je lui avais dit pourtant, alors ma bouche reprit place sur les anciens sillons maintenant disparus et le mord violemment. A cette action il me griffe fortement.
_ Chuuut... Mmmh... Je t'avais dit de te taire...
_ Mais... Ah... C'est tellement-
Je redonne un coup de rein bien placé, le coupant.
_ - bon...
Mes pénétrations, bien que douces, deviennent de plus en plus rapides, je sens que ma tension monte, ma sueur perlant sur mon tors s'échoue lamentablement sur le dos de mon amant. Je la sens venir, elle s'approche, elle me titille, je la vois presque... Je gémis, bien que je n'aime pas, mon plaisir devient incontrôlable, elle est là est m'emporte... Je jouis fortement en Johan, éjaculant jusqu'à la dernière goutte. Cependant je ne m'arrête pas, je continue, je m'enfonce au plus loin, touche encore et encore sa prostate, pour finir par un dernier coup violent, lui faisant atteindre l'orgasme à son tour.
Je m'écroule de fatigue, plus rien n'existe autour de moi, juste cette odeur de sex enivrante et la moiteur de nos corps. Johan me pousse légèrement avant de m'embrasser doucement, un baiser de surface, jouant avec nos lèvres, le manque de souffle ne nous permet pas plus.
_ Une fois de plus c'était génial.
Je rigole de bon c½ur, puis respire un bon coup.
_ Tu ne trouveras pas mieux ailleurs tu sais ?
_ C'est bien pour ça que je reste avec toi.
_ Tu sais... Je ne t'ai jamais interdit de me dire que tu m'aimais... Juste que tu dois t'attendre à ce que je ne te réponde pas.
Il semble réfléchir, l'envie de me le dire le démange je le vois à sa façon de se mordiller la lèvre inférieure. J'aime le fait qu'on tienne à moi, même si pour l'instant je ne peux plus aimer quelqu'un. C'est comme une sorte de bouée de sauvetage qui me tient hors de l'eau, mais qui ne me ramène pas au bord pour autant.
_ Je t'aime.
Je me tourne vers lui et l'embrasse chastement et lui murmure un merci significatif, enfin de mon point de vu...
_ Je vais prendre une douche et...
_ Ne t'inquiète pas quand tu sortiras je ne serai plus là.
_ Exactement.
_ De toutes manières tu prends toujours trois plombes, je pourrais retourner trois fois ta chambre que t'aurais pas fini !
Je lui tire la langue, non mais il croit quoi ? Pour avoir mon sublime corps de rêve il me faut bien ça !
Elle coule, elle coule, me relaxant, me fait tout oublier, ma vie, mes amis, mes ennemis, mes peines, mes joies, tout. Je me retrouve seul avec moi-même, je flotte, ma bouée me tient en vie, je ne vois même pas le bord, pourtant je le cherche, mes yeux semblables à des radars analyse mon environnement.
Je me décide à sortir, revenir là où je vis, là où je souffre, même si je semble épanoui. J'enfile un boxer et sors sans prendre la peine de me sécher les cheveux. Je rejoins ma mère seule dans la cuisine préparant le dîner.
_ Hum, ça sent bon !
_ Lasagnes.
_ Super, j'ai besoin de forces, je suis épuisé.
Elle me jette un regard noir. Je la sens venir, vous allez voir, dans même pas quelques minutes, elle va me dire que je dois faire moins de bruit, que je devrais coucher quand elle n'est pas là et gna gna gna et gna gna gna...
_ Tu veux bien mettre la table s'il te plaît ?
_ Ouais.
Je me dirige vers le placard où se situent les assiettes, j'en prends deux et les pose sur la table, je fis de même pour les couverts ainsi que les verres.
_ Bill...
_ Je sais...
Je vous l'avais dit !! C'est qui le meilleur ? Moi, moi, encore moi et toujours moi !! Ne cherchez pas je ne suis pas égocentrique... Non non !
_ Il faut qu'on parle, tu sais... De Gordon.
Bon peut-être que sur ce coup je me suis trompé...
_ Ouais ?
_ Tu veux bien t'asseoir ?
Elle me désigne une chaise et je m'y assis sans broncher.
_ C'est très sérieux, ça fait 3 mois que ça dure.
Mes yeux s'écarquillent, 3 mois ?!
_ Et tu m'en a pas parlé...
_ J'attendais d'être sûre, et là je voulais justement te parler d'officialisation.
_ Ce qui veut dire ?
_ Que Gordon va venir s'installer ici dès la semaine prochaine.
J'ai peur de ne pas comprendre, mais suis ma mère sans poser de question, j'ai vraiment pas envie que ça dégénère.
_ Ok...
_ Et... Il ne sera pas seul.
Quoi ? Ma tranquillité pourrait être mise en danger ? Faites que ce ne soit pas un gamin espiègle de 7 ans qui chercher des ennuis à tout le monde...
_ Il a ton âge.
Il ? Ok, je sens qu'on va bien s'amuser lui et moi... Il ne restera pas longtemps stoïque à mon charme fou, je souris intérieurement.
_ Il s'appelle Tom, Tom Trümper.
Je faillis m'étouffer, QUOI ?!! LUI ??!! Cet enflure d'hétéro, chez moi ? La semaine prochaine ?
_ Mais mamaaaaaaaaan c'est carrément impossible ! Gordon passe encore... Mais Tom !
_ Tu as quelque chose contre ce Tom ?
_ C'est lui qui a quelque chose contre les homos...
Elle ne dit rien, si elle a besoin d'explications, pas de problème je vais lui éclaircir la situation.
_ On-se-hait !
2ème PARTIE
[POV Tom]
Je pose ma dernière valise aux portes de l'enfer... Même après avoir hurlé de toutes mes forces sur mon père, de l'avoir supplié de retourné chez ma mère, de l'avoir imploré pour aller à l'internat en semaine... Rien ni a fait, et c'est ainsi que je me retrouve chez une femme blonde ravissante, un sourire chaleureux, un bon fond, et un fils qui me sert d'ennemi.
_ Tom, on définit les règles maintenant. PAS une SEULE fois tu m'approche de moins de 2 mètres, PAS une SEULE fois tu entre dans ma chambre, PAS une SEULE tu m'adresse la parole, en clair tu m'oublies.
_ Je t'avais DEJA oublié.
Sur ce je m'avance le laissant ahuri sur le pallier de chez lui. Ah il n'aime pas quand j'ai l'avantage sur lui, mais qu'est-ce que je peux jubiler !!
_ Tom ! Tu ne m'oublieras pas si facilement !
Et le voilà reparti... Me laisser en paix, je ne lui demande que ça, c'est pas grand-chose, non ? Je l'ignore et entre dans ma future chambre, elle n'est pas bien grande mais j'ai assez de place pour mon lit double, mon bureau, une armoire, mes grattes et les amplis. Je commence à ranger mes affaires et mon père vient me rejoindre.
_ Ca va Tom ?
_ Ouais.
Mon ton se veut sec, non mais attends il vient me demander si je vais bien alors que je vais vivre chez mon pire ennemi ? Paradoxe...
_ Je voulais te reparler de tes conquêtes...
Ah ça faisait longtemps, et pourquoi maintenant ?
_ Il faudrait que tu arrête, pour une durée encore indéterminée, de ramener des filles à la maison.
ERROR... PLEASE CHANGE YOUR FATHER...
_ Tom ?
_ Mais c'est dégueulasse !
_ Tu peux comprendre que ça peut indisposer Simone.
_ Ouais, et je me prive de sex c'est ça ?! Bah attends toi à ce que je sorte souvent, je ne veux pas me bousiller
juste parce que MONSIEUR à oublier son ex et qu'il refait sa vie.
_ Tom...
_ Ouais c'est ça, laisse tomber...
Il sort de la chambre, je suis remonté à bloque, il faut que je me calme, il faut que je me calme, inspiration, expiration... Voilà... Merde ça marche pas, alors voyons ce qui nous tombe sous la main j'ai besoin d'un défouloir là... Mmmmh....
_ BIIIIIIIIIIIIILL !
Ah, y'a quand même des avantages à habiter chez son défouloir...
_ TU ME FAIS CHIER TOM !!
Il arrive sur le pallier de ma chambre les bras croisés, le regard noir.
_ J'ai besoin de me défouler.
Ses yeux amande deviennent des billes énormes et il me fixe bizarrement.
_ Quoi ?
_ Tu joues de la guitare ?
_ Ouais et qu'est ce que ça peut te faire ?
_ Rien.
Là il s'énerve. Mais fait tout pour le cacher... Si je le pousse à bout il devrait y avoir moyen de jouer un peu... Je souris.
_ Bah si ça te fait quelque chose.
_ Non.
_Tu mens, t'es cheveux bouclent.
Première réaction : Visage en décomposition total.
Deuxième réaction : Met les mains sur ses cheveux le plus vite possible.
Troisième réaction : Les aplatit vivement.
Quatrième réaction : Il se rend (enfin) compte que je me fous de lui.
Cinquième réaction : Ses yeux noircissent.
_ T'es qu'un gros connard Tom ! T'as intérêt à courir vite !!
Là il se rue sur moi, je l'esquive de justesse le contourne et sort vivement de la pièce. Non pas que j'ai peur de lui, mais courir me fera le plus grand bien, et courir seul, sans motif, dans toute la maison je doute fort que cela tienne ma réputation...
_ TOOOOOOOOOOM reviens ici tout de suite !!!
Ellipse d'une semaine.
En fait en y réfléchissant ce canapé est plus agréable que l'ancien... Et je me sens bien dans cette maison, Simone est vraiment gentille et je remarque qu'elle fait des efforts, et n'essaye pas de remplacer ma mère, et je l'en remercie vivement. Mais il y a toujours CE détail qui fait que ma vie est pourrie...
_ Tom, ce soir maman et Gordon sont partis chez ma grand-mère, enfin du coup on est tout seul ce week-end. Alors tu sais ce qu'il te reste à faire.
_ Ouais.
Et oui toujours et encore Bill, j'ai bien essayé de l'enfermer dehors, de l'expédier chez sa grand-mère, de le faire enfermer en internat, mais rien n'y a fait, tout comme avant de venir dans cet enfer, qui ne le serait pas sans LUI.
_ Je t'entends Tom !
_ Je n'ai absolument rien dit !
Il se rapproche de moi, croise ses bras sur son tors et me regarde ave insistance.
_ Pas grave, tu le penses trop fort.
_ T'es vraiment pire qu'un gamin...
Je détourne le regard vers la télé, et soudain il s'assoit é côté de moi, non mais à côté de moi quoi !!
Pourtant il ne fait rien, il respire fortement et fixe la télé, et maintenant que je le regarde je le trouve vraiment beau... Hey mais à quoi je pense là ! Il est gay ! Enfin y'a pas vraiment de rapport...
_ Tom ? Pourquoi tu me détestes ?
Ma respiration se bloque, pourtant lui continue à fixer la télé faisant mine de rien.
_ T'es gay.
Mais quel con je fais ! En même temps, je n'ai vraiment pas envie de lui donner la vraie raison, enfin c'est une partie de ma raison tout de même...
_ Et tu me déteste.
J'ajoute ces mots, peut-être pour inconsciemment lui retourner sa question.
_ Je ne te détestais pas avant.
Mon c½ur rate un battement. Je fixe à mon tour la télé.
_ C'est vrai, je veux dire, la première fois que je t'ai vu... Je te trouvais même mignon.
Il se rapproche de moi et je tourne mon regard pour rencontrer le sien.
_ Mais quand j'ai vu que t'étais un connard, je me suis dis, ce mec là, c'est même pas la peine d'y penser...
Il se rapproche encore un peu plus de moi.
_ Mais avant de te détester, j'ai rêvé des dizaines de fois que je...
Et là je ne sais pas ce qui lui prend, mais il comble petit à petit l'espace entre nos bouches, et fait frôler ses
lèvres aux miennes, en appuyant légèrement, et surtout sans s'y attarder.
_ ...Faisais ça...
Il se lève et court dans sa chambre. Moi je reste là. Je reste bloqué. Je reste sur son acte. Je reste sur ses paroles.
ERROR... WAITING...FATAL ERROR ! YOU WILL EXPLOSE...
Oh mon Dieu ! Qu'est-ce qu'il vient de faire là !? C'est horriblement affreux ! Mais... Ses lèvres elles sont si douces... Oh putain ta gueule Tom !!!
2 jours plus tard.
Je ne sais pas ce qu'il me prend, mais j'ai réfléchis et en suis venu à me dire que si je déteste Bill, c'est parce que je me sentais attiré, et que je ne voulais pas être PD... Et même encore maintenant, et surtout maintenant, il m'attire.
Et là je suis à sa poursuite, je traverse le couloir d'un pas décidé, car oui monsieur a passé deux jours à me chauffer, et me lancer des regards langoureux... Je suis à bloc et je ne peux pas faire autrement que d'aller le voir...
Il est là debout devant moi dans sa chambre, et encore et toujours ce regard aimanté qui m'attire près de lui. Il me remet en confiance, j'ai qu'à faire ce dont j'ai envie et partir en faisant comme si rien ne s'était passé... Oui faisons comme ça...
_Bill...
Je gémis, pire je gémis par la faute de mon pire ennemi.
Je le plaque violemment sur un des murs de sa chambre, son regard est noir, mélange de désir et de haine. Excitation et violence. Ma bouche va retrouver la sienne si douce contrastant avec le diable qui est en lui, sa langue sucrée vient interrompre nos jeux de bouches pour laisser place à une dance semblable au pogo. Je vous avouerais je ne se sais pas le pourquoi ni le comment je me retrouve avec l'envie de pilonner Bill au lit et de le baiser comme avide de sex... Mais je me contiens, car ce jeu va se finir en mini-bagarre et douche froide.
Bill sépare nos bouches, me laissant son goût mielleux.
_ T'es qu'un gros connard d'hétéro...
Oh j'aime quand il me traite, je me demande si je n'ai pas des tendances sado-maso... Il a cette façon de me pousser à bout, et comme à la maison on a pas le droit de se gueuler dessus, on a pas trouver mieux que de s'embrasser pour évacuer le trop plein, enfin en plus de mon attirance invétérée envers lui, et le fait de savoir qu'il est lui aussi attiré...
_ Sale petit PD hypocrite...
Il presse mon érection dans sa main, je suis à la limite de crier, seulement je ne veux pas lui faire ce petit plaisir, surtout que, le connaissant, il doit déjà jubiler intérieurement de m'avoir fait bander.
_ Un hétéro attiré par un homo, donne...
Il me regarde mi amusé mi sérieux.
_Aides-moi Tom...
Je souris.
_ Donne un hétéro qui s'est fait prendre en embuscade alors qu'il n'avait rien demandé.
Il hoche la tête négativement en se mordant la lèvre inférieure et m'embrasse encore et encore. Le seul truc pour lequel je pourrais le félicité c'est...
_ Ton piercing putain...
_ Tu l'aimes ?
_ La seule chose que j'aime chez toi...
_ J'te déteste !
_ Moi aussi, je te hais !
Je le décolle du mur et agrippe ses fesses avec la délicatesse d'un bourrin, avant de le repousser fortement.
_ Aller casses-toi.
_ Je suis dans ma chambre.
_ Dans ce cas je veux bien partir.
Il me pousse à son tour, pas plus délicatement que moi, en me ruant de coups dans le dos. A force ça ne me fait plus mal, monsieur à prit cette habitude, allez savoir pourquoi. De toutes façons je n'essaye même pas de le comprendre, je ne me comprends pas moi-même...
Me voilà en dehors de la chambre de Bill et me dirige vers la salle de bain, d'un pas rapide de peur de tomber sur Simone ou mon père. Je n'aurais pas su leur expliquer mon état quelque peu... Excité. Je me déshabille, mon érection me fait mal mais me chatouille de ventre en même temps. Maintenant deux solutions : la douche froide ou... Ce sera la douche froide, je ne suis pas en manque de sex, je ne suis pas tombé si bas au point de devoir en arriver là !
[POV Bill]
Tom...Tom...Tom.... Tu es... Oh putain... Angéline !! Faut que j'appelle Angel !! Je prends mon portable et prend le premier numéro de mon répertoire.
_ Allo Bill ?
_ Angel !
Je suis soulagé, sa voix me calme...
_ Ca ne va pas ?
_ Pourquoi j'ai l'air d'aller mal ?
_ Je ne sais pas justement... U_U
_ Je... c'est en fait... Heu...
Je perds mes mots...Ce mec est une vrai torture mentale...
_ C'est Tom, hein ?
_ Je... Ouais...
_ Alors dans deux minutes tu va me dire que tu ne le déteste plus que vous avez couché ensemble et que t'es
tombé amoureux.
_ A peu de choses près, oui...
Je l'entends déglutir lentement, oups...
_ T'es amoureux de lui ?!
_ Je crois, enfin oui. Mais tu sais c'est pas nouveau...
_ Oui je me doutais un peu.
_ Quoi ?!
_ Bah ouais vu comment tu le regardais après vous être engueulé, mi désolé mi je-te-bouffe-du-regard.
_ Sérieux, j'étais vraiment si voyant que ça ?!
Elle rigole de bon c½ur, si je n'étais pas homo cette fille serait à moi, elle est en quelque sorte un bout de ma bouée... Ma bouée...
_ Bill ?
Elle me sort de mes rêveries.
_ Je vais devoir te laisser je dois voir Andy.
_ Ok.
Un petit blanc prend place, mais c'est pas gênant, on écoute nos respirations calmes.
_ Tu sais Angel, je ne te l'ai jamais dit mais, je t'aime. Enfin pas dans le même sens que Tom, mais je t'aime.
A l'heure qu'il est elle doit faire concurrence aux tomates les plus rouges qui soient, et elle daigne me répondre en bégayant légèrement.
_ Moi aussi Bill. Bye.
Elle raccroche aussi vite qu'elle à décroché, mais je la connais elle n'aurais pas pu tenir une converse normal sachant qu'elle va voir Andy son amour-de-sa-vie-rien-qu'à-elle.
[Fin POV]
Pendant un mois, Bill et Tom continuèrent leurs petits jeux de séduction, se cherchant, se trouvant, se perdant, puis se retrouvant. Ces jeux là devinrent de plus en plus osés et sexués plus doux et attentionnés par moments, si bien qu'ils finirent plus d'une fois nus à se frotter l'un à l'autre, n'importe où pourvu qu'ils pouvaient se toucher. Ou bien Bill embraquait Tom dans un coin de la maison pour lui faire une fellation digne de son nom, ou bien c'était Tom qui s'y tentait, certes avec un peu de réticences au début, mais maintenant la confiance était largement au rendez-vous... Et pendant tout ce temps Bill avait complètement oublié Johan, mais ne vous inquiétez pas pour lui, il est d'entre bonnes mains...
[POV Tom]
Je lui souris, et m'approche lentement de lui. Bill...
_ Aller reviens !!!
Je me presse d'avantage, son corps m'appelle et je ne peux y résister. Il s'est adossé au mur les jambes
écartées me laissant voir sa virilité et son intimité. Il me provoque en de touchant, bien que ce ne soit pas grand-chose, il me regarde en se mordant la lèvre inférieure et poussa un long soupir.
_ Si tu te finis, je n'aurais plus rien à faire...
_ Si tu ne viens pas, je le ferais...
Je l'embrasse, ses lèvres ont un arrière goût de citron, elles sont si fines qu'elles glissent d'entre mes dents, mais je les retiens sans mal en refermant mes lèvres dessus en les mordillant. Sa langue, si douce, vint caresser ma lèvre supérieure tandis que je pose ma lèvre inférieure sur la sienne, en la pressant doucement. Ma langue rejoint celle de Bill, je sens son désir, il les entrechoque avec tant de fougue que l'on aurait cru un chat qui n'a pas manger depuis des lustres. Il sépare nos bouches et semble un peu anxieux, tout en étant terriblement excité.
_ Tom... J'aimerais aller plus loin...
Je me mets à genoux devant lui, j'ai peur de comprendre là... Je dois avoir des yeux très inexpressifs ou
perdus, car je vois sa bouche s'entrouvrir et son regard briller. Je devais m'y attendre...
_ J'ai très envie que tu me fasses l'amour...
Sa déclaration est à la fois un appel à la luxure, mais elle est aussi, et malheureusement, un cap à franchir pour moi... J'ai encore du mal avec les pratiques homos. Non pas que ça me gêne, mais même si c'est bête, le cul d'une fille n'est pas le cul d'un mec...
_ T'en as pas envie ?
Il fait semblant de bouder en exagérant le plus possible, sa tête légèrement baissée, sa lèvre inférieure un peu retourné sur elle-même, mais le plus captivant c'est son regard de chien perdu qui nous regarde nous en aller après quelques caresses. (°°Hum oui peut être que pour le coup, Bill est bien placé pour être le chien x'D, oui oui d'accord je vous laisse ! Oo !! °°)
_ Si j'en ais envie... C'est juste que... Bah...
Il rigole. Non mais attends, il ne serait-pas en train de se foutre de moi là ?!
_ Pauvre Tomi, je t'ai perturbé ?
_C'est pas vraiment drôle là Bill. Je n'ai encore jamais couché avec un mec...
_ Et alors ? Tu n'avais encore sucé personne non plus.
Oui sur ce coup il à raison...
_ Sucer ça n'engage à rien.
Voilà, quel con, réponse hyper pertinente...
_ Tu ne tiens pas assez à moi ?
_ Si Bill, là n'est pas la raison...
_ Ah bon ?
_ Tu sais très bien pourquoi je suis comme ça, tu le sais et tu me forces à le dire !
Mon ton se fait dur, mais je n'ai pas envie de me prendre la tête avec lui, pas ce soir, alors je le radoucis.
_ Tu le sais Bill... Je... Si je fais l'amour avec toi, c'est accepter que je suis bel et bien attiré par toi et tu es...
_ Un mec.
_ Voilà...
Et là, il me sort le regard que je n'ai encore jamais vu, il est tellement rempli de cette chose qui rend les gens heureux, pour qui des gens se battent pour la trouver. Moi je l'ai devant mes yeux, il me montre son amour. Mon c½ur bat, non je n'ai pas envie d'être sentimental, Bill demande moi ce que tu veux, mais ne me demandes pas de te montrer mon affection...
Il est trop tard, j'ai envie de lui de toutes façons, je ne peux pas y couper, et je ne veux pas y couper. Il me l'a proposé, et après tout c'est qu'il l'a déjà fais.
Je l'embrasse lui intimant ma réponse, il sourit contre mes lèvres chaudes, il me pousse un peu pour s'allonger confortablement et moi je le suis en me plaçant entre ses cuisses. Son corps est si chaud, si tentant, et je commence à envier ce gars qui venait voir Bill...avant. Ma virilité me fait mal, si bien que je me mets à me frotter contre lui, on y va doucement, je veux profiter de mes derniers moments en tant qu'hétéro demi-pur, voir impur... On entend que nos respirations, le silence les rendant plus bruyantes qu'à la normal. Sa virilité caressant contre ma cuisse, y laissant du liquide séminal que je devine mi-sucré mi-amer. Je sens une de ses mains chercher une des miennes, il l'amène à sa bouche et l'embrasse tendrement avant de parcourir son corps avec. Arrivant à nos virilité, il me demande en un regard de me soulever, je le laisse faire, je me laisse faire, j'ai une confiance aveugle en lui, pour quelle raison ? Je ne sais pas... Il pose ma main sur son intimité sans me lâcher du regard, je la câline du doigt, elle est détendue mais sèche.
_ Je vais te faire mal, c'est trop sec.
Il sourit puis se mit légèrement sur ses pommes d'amour pour fouiller dans sa table de nuit avant d'en sortir le lubrifiant. Il l'ouvre et en verse sur mes doigts.
_ Maintenant vas-y.
Un de mes doigts lubrifiés fait le tour de l'anneau de son intimité, l'humidifiant au passage. Et sans le vouloir vraiment mon doigt glissa en lui, je n'eus même pas à faire pression. Il est brûlant, ses yeux sont clos et sa tête rejetée en arrière. J'applique quelques va-et-vient hésitant, me fiant à l'expression de son visage, il affiche aucun sentiment si ce n'est qu'un plaisir naissant. Je fis pression sur toute la paroi du côté de son sex pour trouver l'endroit le plus convoité de ces messieurs gay. Je le cherche, glissant mon doigt légèrement replié sur toute la longueur, arrivé à un certain endroit Bill soupir longuement, je m'arrête et le regarde. J'attends quelques seconde avant que Bill plonge ses yeux chocolat dans les miens, son regard est suppliant, désireux, impatient, et surtout noir de d'excitation. Il daigne me parler.
_ Tom... C'est là, touche-moi encore...
Sa prostate trouvée, j'appuis dessus en essayant de ne pas lui faire mal, mais tout ce que je vois c'est sa bouche entrouverte quémandant de l'air pour oxygéner ses poumons en manque. J'hésite quelques instants avant d'introduire deux doigts de plus, mais je me demande si j'ai fait le bon choix, son visage se crispe quelque peu.
_ Je te fais mal ?
_ Pas trop, bouges...
Je le regarde encore, je ne veux pas le faire souffrir, je l'ai déjà assez fait comme ça. Je plie mes trois doigts sur sa prostate, son bassin se soulève et sa tête s'enfonce encore plus dans l'oreiller. Ma bouche cherche la sienne et une fois trouvé je l'embrasse tendrement tout en enlevant mes doigts de son intimité.
_ Non Tom... T'en vas pas, c'est tellement bon...
Je frotte mon nez contre le sien, là je ne peux plus attendre, je veux sentir la pression qui entourait mes doigts
sur ma virilité demandeuse.
_ Bill... Je me sens assez près pour... Et toi tu es tellement-
_ -Dilaté ?
On rigole, même dans ces moments là il me fait rire.
_ Oui, dilaté.
Son regard redevient sérieux et il s'approche pour m'embrasser anxieusement, il prend le lubrifiant et m'en applique sur ma virilité, je le soupçonne de s'y attarder, surtout sur mon gland sensible. Il me regarde droit dans les yeux en guidant ma virilité à son intimité, une fois le contact établit il retire sa main et la pose contre sa jumelle sur mon tors. Je comble l'espace infini qui sépare nos bouche et baise délicatement (°°verbe baiser = faire un bisou xD au cas où...°°). Je m'immisce lentement en lui, sans cesser notre baiser, il est si étroit, si bandant, encore plus orgasmique que je n'aurais pût le croire. Ses lèvres lâchent les miennes et il ouvre grand les yeux. Je le regarde plein d'incompréhension et me stop net au plus profond de lui.
_ Bill ? Ca ne va pas ? Tu veux que j'arrête ? T'as mal ?
Il fuit mon regard, je n'aime pas quand il me fait ça, c'est soit qu'il à trop peur de me dire qu'il a mal, soit qu'il n'a pas envie que je sache quelque chose, ou peut-être bien les deux...
_ Tu m'en voudrais si...
_ Si quoi ?
Son regard se noie dans des larmes perturbantes et involontaires.
_ C'est ma première fois comme ça...
Je le regarde choqué.
_ Je suis vierge...
Ma respiration se bloque.
_ Tu ne l'as jamais fait et tu me laisse le faire comme ça comme un bourrin alors que tu ne m'avais rien dit ?!
_ T'énerves pas Tom... Tu le fais très bien, c'est juste que j'ai un peu mal...
Je me retire de lui, il essaye de me retenir mais c'est trop tard je m'agenouille devant lui le regard dur.
_ Non mais tu crois quoi ? Que j'allais te faire ça alors que c'est ta première fois ?!
_ Mais Tom... Tu sais j'ai jamais osé le faire avec personne, je n'ai confiance qu'en toi...
Mon regard l'évite, il ne faut pas que je craque, pas devant ses yeux si désolés et tristes.
_ Bill...
_ Reviens Tom, s'il te plait.
_ Non...
_ S'il te plait...
Je craque, cependant, je ne fais que m'allongé face à lui, sans le toucher. Mais c'est sans compter le fait qu'il se blottit tout contre moi, ses mains unies sur mon tors, et son nez entre.
_ Je suis désolé Tom. J'aurais dût te prévenir c'est vrai mais... Je ne savais pas comment te le dire vu que je j'étais sûr que tu pensais que je ne l'étais plus.
Je soupire et mes bras l'encerclent sans le vouloir. Ses cheveux si doux et lisses tombent sur ses épaules et nos tors, et l'envie de les caresser me torture l'esprit. Et c'est en me laissant guider par son odeur enivrante que je lui glisse un je t'aime doux et chaud dans le creux de son oreille. Bill est la première personne à qui je dis ces quelques mots, et pour moi ça veux dire tellement de choses, je ne suis pas adepte des paroles, et surtout pas quand il faut montrer ses sentiments, mais là... Juste là, je n'y ai pas réfléchis, c'est comme si c'était mon inconscient, voire mon c½ur qui parlait sans que ma bouche ne puisse retenir ces mots.
Les doigts de Bill caressent lentement ma bouche, comme s'il cherchait la faille qui a permis cette évasion sentimentale. Et sans abandonner le contact avec ma bouche, il me susurre lentement, dans un souffle unique, un «Moi aussi je t'aime... ».
Je sais je suis ignoble mais ce moment est trop lourd en émotion pour moi... Et le souvenir de la chaleur de Bill autour de moi me fais prendre conscience que j'ai vraiment envie de lui faire l'amour, non pas de le baiser mais de lui faire l'amour, comme les gens qui s'aiment.
Mes mains glissent perversement le long de son corps et atteignent ses rondeurs postérieures, un doigt s'immisce prudemment en lui.
_ Ce n'est pas le tout mais ton petit cul demande des soins...
Je souris, lui aussi, et m'allonge de nouveau sur lui, l'embrassant, le touchant, le ressentant, oui c'est ça je l'aime, je ne peux plus m'en passer, et lentement ma virilité prend sa place dans son intimité et...
FIN